À retenir
- La préfecture teste le système d’alerte des téléphones mardi 13 octobre, entre 9 h et 10 h, sur 56 communes.
- Le texte reçu porte la mention « EXERCICE » : aucune mise à l’abri n’est demandée.
- Les zones suivent les plans d’intervention autour de sites industriels à risque et de la centrale de Nogent-sur-Seine.
Les téléphones portables de 56 communes de Seine-et-Marne peuvent recevoir mardi 13 octobre, entre 9 h et 10 h, un message FR-Alert présenté comme un exercice.
La préfecture du département a annoncé ce test grandeur nature dans un communiqué intitulé « Test du dispositif FR-Alert dans 56 communes de Seine-et-Marne ».
Meaux, Provins, Nangis : les périmètres autour des sites à risque
Les communes concernées ne sont pas tirées au hasard. Elles correspondent aux plans particuliers d’intervention, ces dispositifs qui encadrent les secours autour des sites Seveso seuil haut, des stockages souterrains de gaz et de la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine, dans l’Aube.
Au nord, le périmètre touche notamment Meaux, avec le site BASF, ainsi que les zones de Compans et de Mitry-Mory. Au sud, il couvre Tournan-en-Brie, Moissy-Cramayel et le secteur de Grandpuits, jusqu’à Nangis. Côté Nogent-sur-Seine, Provins figure parmi les communes testées.
À Moissy-Cramayel, un rayon de 1 350 mètres autour d’Air Liquide
La commune de Moissy-Cramayel détaille le dispositif sur son site officiel. Le test y vise un rayon de 1 350 mètres autour du site Air Liquide France Industrie, classé Seveso seuil haut, dans la zone d’activité du Château d’eau.
La diffusion a été volontairement élargie : des personnes situées hors de ce rayon peuvent aussi recevoir l’alerte.
Aucune application à installer, aucun geste à faire
Le message part par les réseaux mobiles vers tous les téléphones présents dans la zone. Inutile de s’inscrire ou de télécharger une application : un habitant, un salarié ou un automobiliste qui traverse un périmètre au bon moment peut le recevoir.
Le texte est fictif et la mention « EXERCICE » y figure en toutes lettres. Les personnes qui le reçoivent n’ont aucune consigne à appliquer.
Ce type de test s’inscrit dans la logique déjà vue à Paris avant les JO, détaillée dans notre article sur l’alerte FR-Alert de 2024 : vérifier que les téléphones sonnent bien avant qu’un vrai danger l’exige.
Le dispositif doit permettre aux autorités de prévenir une zone exposée et d’y diffuser des consignes adaptées. Le test de mardi mesure précisément cette chaîne d’envoi, du centre de commandement jusqu’à l’écran.
























