À retenir
- La grève a été reconduite vendredi 9 octobre à la raffinerie de Normandie, à Gonfreville-l’Orcher, et dans une vingtaine de stations-service
- Jeudi, la CGT comptait plus de 50 % de grévistes parmi les salariés postés, la direction moins de 2 % sur l’ensemble de ses sites
- Le syndicat réclame 5 % d’augmentation, le groupe propose une avance de 1 000 euros sur la prime annuelle
La grève lancée jeudi 8 octobre par la CGT chez TotalEnergies a été reconduite vendredi sur la plateforme de Normandie, à Gonfreville-l’Orcher (Seine-Maritime), et dans une vingtaine de stations-service, rapporte Ouest-France.
Le site normand, voisin du Havre, est la plus grande raffinerie du pays.
L’appel du syndicat visait au départ tous les sites du groupe pour une journée. Il s’ajoutait aux fermetures de stations TotalEnergies annoncées pour jeudi 8 octobre.
Plus de 50 % de grévistes selon la CGT, moins de 2 % selon la direction
Jeudi, les expéditions de carburants ont été bloquées à la sortie de trois sites : la plateforme de Normandie, la raffinerie de Donges (Loire-Atlantique) et la bioraffinerie de La Mède (Bouches-du-Rhône).
La CGT a fait état de plus de 50 % de grévistes parmi les salariés postés de ces sites. La direction a compté, elle, moins de 2 % de grévistes sur l’ensemble de ses installations.
Les deux parties ont reconnu des perturbations sur les expéditions, sans s’accorder sur leur ampleur.
27 stations Argedis fermées jeudi d’après le syndicat, 11 d’après le groupe
Dans la distribution, le mouvement touche Argedis, la filiale qui exploite environ 180 stations-service de l’enseigne. La CGT y a recensé 27 fermetures jeudi, la direction 11.
Le réseau TotalEnergies compte près de 3 300 stations en France. Celles qui ont prolongé la grève vendredi, une vingtaine d’après Ouest-France, en représentent donc moins de 1 %.
TotalEnergies affirme maintenir l’approvisionnement de ses stations et de ses clients par d’autres moyens logistiques.
5 % d’augmentation réclamés, 1 000 euros d’avance proposés
La CGT demande une hausse des salaires de 5 %. Ce chiffre reprend la progression du dividende promise aux actionnaires, que le groupe veut augmenter de plus de 5 % par an jusqu’en 2030.
La direction a mis sur la table une avance de 1 000 euros sur la prime annuelle. Cette proposition n’a pas empêché l’arrêt de travail.
Le syndicat réclame aussi l’embauche de tous les intérimaires et des recrutements en CDI sur les postes vacants, à la place de l’intérim et de la sous-traitance.
TotalEnergies a publié pour le premier semestre 2026 un bénéfice net d’environ 11,2 milliards de dollars, en hausse de 73 % sur un an.
La durée de la reconduction votée vendredi n’a pas été précisée.
























