À retenir
- Le Parisien situe au lundi 5 octobre la scène montrant une jeune fille immobilisée par un policier en civil
- Sophia Chikirou affirme que le geste dénoncé serait intentionnel et interpelle publiquement Laurent Nuñez à ce sujet
- Les débats parlementaires du soir concernaient bien les textes contre les violences sexuelles, selon l’ordre du jour officiel
Des députées de La France insoumise demandent des explications après la diffusion d’une vidéo d’interpellation à Metz. Selon l’article de Vincent Pialat publié par Le Parisien le 6 octobre, Sophia Chikirou, Sarah Legrain et Gabrielle Cathala ont dénoncé le comportement d’un policier envers une jeune fille.
Leurs accusations portent sur un mouvement de la main de l’agent pendant qu’il maintient la personne interpellée au sol.
Sophia Chikirou accuse le policier d’un geste volontaire
Dans la description des images donnée par Le Parisien, le fonctionnaire, habillé en civil, pose sa main sur la tête de la jeune fille avant de la déplacer vers sa poitrine. Il sollicite également l’aide d’un collègue, tandis que la personne immobilisée tente de se dégager. La séquence rapportée dure une dizaine de secondes.
« Le geste de ce policier sur cette enfant n’est pas innocent ni accidentel », écrit Sophia Chikirou sur X, dans un message cité par le quotidien.
La députée interpelle Laurent Nuñez dans le même message et lui demande de se prononcer. Le caractère intentionnel du geste constitue son accusation, et non une conclusion d’enquête établie dans les éléments consultés.
Sarah Legrain questionne Laurent Nuñez sur la formation des policiers
Sarah Legrain a également réagi sur les réseaux sociaux, qualifiant le geste d’« insupportable ». D’après Le Parisien, elle a demandé au ministre de l’Intérieur de s’exprimer dans l’hémicycle, en rapprochant cette vidéo de ses déclarations sur la formation des policiers aux violences sexuelles.
Gabrielle Cathala a, de son côté, critiqué l’action des forces de l’ordre envers les jeunes mobilisés lors de son intervention devant le ministre, rapporte le quotidien.
Le calendrier de l’Assemblée nationale confirme que la séance du lundi 5 octobre au soir était consacrée à la poursuite de l’examen des propositions de loi contre les violences sexuelles et intrafamiliales. Cette confirmation porte sur le cadre des débats, pas sur les circonstances de l’interpellation messine.
Les circonstances de l’interpellation restent à établir
L’extrait disponible du Parisien ne précise ni le motif de l’interpellation ni la version du policier. Il ne permet pas non plus de confirmer une plainte, une saisine de l’Inspection générale de la police nationale ou l’ouverture d’une enquête concernant ce geste.
La vidéo n’a pas pu être authentifiée de manière indépendante pour cet article.
Les accusations rapportées ne permettent donc pas, à elles seules, de conclure à une infraction ou à la culpabilité de l’agent. Le policier bénéficie de la présomption d’innocence.
























