À retenir
- Alexandre Brugère, préfet des Hauts-de-Seine, a écrit ce vendredi 2 octobre aux parents des 55 000 lycéens du département.
- Il leur demande de la vigilance « compte tenu de la situation dans les lycées ».
- La responsabilité des parents de jeunes auteurs de violences et de dégradations est « susceptible d’être engagée », prévient la préfecture.
- Certains seront convoqués dès lundi 5 octobre en préfecture.
Le préfet des Hauts-de-Seine s’adresse directement aux familles. Dans un courrier envoyé ce vendredi matin, Alexandre Brugère rappelle que « les premiers responsables des enfants, ce sont leurs parents ».
🔴 Les premiers responsables des enfants, ce sont leurs parents
Alexandre Brugère, préfet des Hauts-de-Seine, a écrit ce matin aux parents des 55 000 lycéens du département pour les appeler à la vigilance compte tenu de la situation dans les lycées.
Quant aux parents des jeunes… pic.twitter.com/C1CS7u8cRP
— Préfet des Hauts-de-Seine 🇫🇷🇪🇺 (@Prefet92) October 2, 2026
Un courrier adressé aux parents des 55 000 lycéens
Le courrier vise l’ensemble des parents de lycéens du département, soit 55 000 familles selon la préfecture. Il les appelle à la vigilance « compte tenu de la situation dans les lycées ».
La préfecture ne précise pas, à ce stade, quels établissements sont concernés par les violences et les dégradations évoquées.
Des convocations en préfecture dès lundi 5 octobre
Pour les parents de jeunes auteurs de violences et de dégradations, le ton change. Leur responsabilité est « susceptible d’être engagée », écrit la préfecture. Certains d’entre eux seront convoqués dès lundi en préfecture.
Le nombre de familles convoquées et le cadre juridique de ces convocations ne sont pas détaillés.
En droit, les parents sont civilement responsables des dommages causés par leur enfant mineur. Une responsabilité pénale ne se présume pas : elle suppose des faits précis et relève de la justice.
Un blocus qui a gagné l’ensemble du pays
Le mouvement de blocage des lycées a pris de l’ampleur depuis mercredi. Jeudi 1er octobre au soir, le ministère de l’Intérieur annonçait 1 949 interpellations en France, soit trois fois plus que la veille.
Dans les Hauts-de-Seine, à Clamart, des mortiers d’artifice ont été tirés face aux gaz lacrymogènes. Plusieurs lycéens ont été blessés ou interpellés.
Les jeunes mobilisés dénoncent le manque de professeurs et les classes surchargées. Les auteurs d’incendies volontaires risquent dix ans de prison, et de trois à sept ans en cas de violences contre les forces de l’ordre.
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