À retenir
- Les violences se sont produites vendredi matin aux abords de l’établissement belfortain, pendant une intervention menée par un policier en civil
- Le fonctionnaire a reçu des soins hospitaliers après avoir brièvement perdu connaissance ; le parquet a annoncé des examens complémentaires
- L’adolescent placé en garde à vue conteste avoir frappé le policier ; les enquêteurs cherchent à déterminer sa participation aux faits
Un commandant de police a été agressé vendredi 2 octobre près du lycée Courbet, à Belfort, en marge du mouvement lycéen. Le procureur Paul-Édouard Lallois a annoncé une enquête pour tentative de meurtre sur personne dépositaire de l’autorité publique.
Un mineur scolarisé dans cet établissement a été interpellé.
Le mineur interpellé près du lycée Courbet conteste avoir frappé
Selon les déclarations du procureur rapportées par TF1 Info, l’adolescent a été placé en garde à vue à 11 heures. Il reconnaît sa présence au sein du groupe, mais nie une participation directe aux violences contre le commandant.
Son rôle reste à établir.
« Son rôle n’est pas à ce stade précisément défini », a déclaré Paul-Édouard Lallois, procureur de la République de Belfort. Son interpellation ne constitue donc pas la preuve d’une participation à l’agression ; il bénéficie de la présomption d’innocence.
Le policier a été frappé pendant une interpellation
Le procureur situe les faits vers 9 h 15.
L’officier, qui ne portait pas d’uniforme, venait d’appréhender un jeune homme lorsque plusieurs personnes l’ont attaqué, selon le récit du magistrat. Après sa chute, il a reçu des coups de poing et de pied, notamment à la tête.
La personne initialement appréhendée a alors pris la fuite, d’après le parquet.
Des collègues ont dispersé le groupe et secouru le fonctionnaire. Hospitalisé après une courte perte de connaissance, celui-ci présentait des blessures au visage ; des examens supplémentaires étaient annoncés vendredi après-midi.
Les vidéos sont exploitées pour identifier les auteurs
Les enquêteurs examinent les enregistrements réalisés pendant les violences pour identifier les personnes impliquées et préciser leurs actes respectifs.
À ce stade, le parquet a annoncé une enquête, et non une condamnation. La qualification pénale retenue pour les investigations ne préjuge pas de leur résultat.
Cette agression intervient pendant une mobilisation également marquée par la fermeture de lycées en Normandie vendredi.
À Nantes, un incendie a détruit le hall de Nelson-Mandela jeudi matin. Ces événements sont distincts de l’enquête ouverte à Belfort.
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