Les Balkans, fragmentés et convoités : le n° 139 de Questions internationales

Le n° 139 de Questions internationales explore une région où l'éclatement de la Yougoslavie a laissé des fractures, et où l'Europe, la Russie, la Chine et la Turquie rivalisent d'influence.

Stéphane Larue
Par
Stéphane Larue — article rédigé avec l’IA
Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure...
4 min de lecture
Les Balkans, fragmentés et convoités : le n° 139 de Questions internationales
Couverture : Questions internationales n° 139 / La Documentation française

À retenir

  • Selon La Documentation française, le n° 139 de Questions internationales, daté octobre-novembre 2026, consacre son dossier aux Balkans
  • Huit contributions d’historiens, de politologues et de diplomates, complétées par neuf encadrés, composent le dossier
  • Le numéro aborde aussi la Baltique, l’Éthiopie et un portrait de Mikhaïl Gorbatchev
Au sommaire
  1. Trente ans après la Yougoslavie, des promesses de paix tenues à moitié
  2. Russie, Chine, Turquie et Union européenne s’y disputent l’influence
  3. Huit contributions, de la démocratisation aux réseaux criminels
  4. Neuf encadrés couvrent la Turquie, la Bosnie, l’Adriatique ou les Roms
  5. Baltique, Éthiopie et Gorbatchev complètent le numéro

Trente ans après les guerres yougoslaves, la revue Questions internationales consacre son numéro 139 aux Balkans, qu’elle présente comme une région à la fois fragmentée et convoitée.

Trente ans après la Yougoslavie, des promesses de paix tenues à moitié

La réunification allemande et la disparition du bloc socialiste s’étaient déroulées sans violence. L’éclatement de la Yougoslavie, lui, a ramené la guerre en Europe.

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L’Union européenne, les États-Unis, l’OTAN et l’ONU s’y sont trouvés engagés. Les engagements pris alors, paix, droits de l’homme et protection des minorités, n’ont été que partiellement respectés, selon le numéro.

Russie, Chine, Turquie et Union européenne s’y disputent l’influence

Entre héritages historiques, nationalismes et ambitions des puissances extérieures, la revue décrit les Balkans comme un laboratoire de l’évolution des démocraties européennes. On y teste de nouvelles formes de gouvernance et d’influence.

Cette rivalité est déjà visible dans l’actualité, comme l’a montré la première visite de Zelensky en Serbie, alliée traditionnelle de Moscou, en août.

Huit contributions, de la démocratisation aux réseaux criminels

Le dossier « Les Balkans » réunit les signatures suivantes :

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  • Anne Madelain, sur les recompositions étatiques et les enjeux de mémoire après la Yougoslavie
  • Jean-Arnault Dérens, sur la démocratisation, qu’il présente comme un objectif oublié
  • Laurent Geslin, sur les influences mouvantes dans les Balkans occidentaux
  • Sébastien Gricourt, sur une relation contrariée entre l’Europe et la région
  • Pierre Sintès, sur trois décennies de mutations démographiques et économiques
  • Clotilde Champeyrache, sur les réseaux et trafics criminels
  • Traian Sandu, sur la Roumanie et la Bulgarie, entre intégration européenne et défis internes
  • Belgzim Kamberi, sur le Kosovo face aux recompositions de l’ordre international

Neuf encadrés couvrent la Turquie, la Bosnie, l’Adriatique ou les Roms

Des textes plus courts prolongent le dossier. Bayram Balci examine la place de la Turquie, Ombeline Duprat la fragilité de la Bosnie-Herzégovine et Laurent Hassid les incertitudes politiques de la Slovénie.

Jean-Arnault Dérens s’interroge sur l’Adriatique, mer oubliée. Fabrice Jesné traite de l’Italie, Henry Zipper de Fabiani de la France, Bernard Lory de l’islam dans la région et Goran Sekulovski de l’orthodoxie. Henriette Asséo consacre le dernier encadré aux Roms.

Baltique, Éthiopie et Gorbatchev complètent le numéro

Hors dossier, Philippe Perchoc analyse la Baltique dans la rubrique « Questions européennes », mer qu’il juge trop petite pour la paix et trop connectée pour une guerre classique.

Alain Gascon décrit l’Éthiopie du XXIe siècle, entre unité, puissance et réseaux. Taline Ter Minassian signe le portrait de Mikhaïl Gorbatchev, fossoyeur de l’Union soviétique malgré lui.

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Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure une veille quotidienne sur les sujets d information générale, en s appuyant sur les sources officielles et les communiqués de presse. Il publie également des analyses, des interviews et des sélections éditoriales à destination d un large public.