À retenir
- Décès d’un des trois hommes extraits d’un ouvrage de dix mètres dimanche 27 septembre à Roilly, en Côte-d’Or, selon les pompiers
- Alerte donnée vers 20 h 30, au sud de Semur-en-Auxois ; les deux autres victimes ont été conduites à l’hôpital
- Le décès serait lié à une intoxication au fond du puits, rapporte le Journal de Saône-et-Loire
- L’INRS range les puits parmi les espaces confinés, où l’air peut manquer d’oxygène ou contenir des gaz toxiques
Au sommaire
Les pompiers de Côte-d’Or ont extrait trois hommes d’un puits d’une dizaine de mètres à Roilly, dimanche 27 septembre en fin de journée. L’un des trois est mort sur place, malgré l’intervention du Samu 21.
L’alerte est partie vers 20 h 30 d’un village au sud de Semur-en-Auxois
Roilly est une commune de l’Auxois, à une dizaine de kilomètres au sud de Semur-en-Auxois. Les secours y ont été appelés peu avant 20 h 30 dimanche, pour trois hommes se trouvant au fond d’un puits d’environ dix mètres.
Les trois victimes ont été remontées, puis confiées aux équipes médicales. Le décès de l’une d’elles a été constaté sur place, selon les pompiers du département.
Les deux survivants ont été transportés vers des établissements hospitaliers. Ni leur identité, ni leur âge, ni la raison de leur présence dans l’ouvrage n’ont fait l’objet d’une communication officielle à l’heure où nous publions.
Le décès serait lié à une intoxication au fond de l’ouvrage, et non à la chute
Les premiers titres parus dimanche soir décrivaient une chute. Le Journal de Saône-et-Loire a ensuite rapporté que l’homme décédé aurait succombé à une intoxication au fond du puits.
Cette version n’a pas été confirmée par une source judiciaire. La cause exacte du décès relève de l’enquête et des examens à venir : à ce stade, rien n’est établi.
Le point n’est pas de détail. Il change la nature de l’accident, et il explique qu’un même ouvrage ait mis trois personnes en difficulté au même moment.
L’INRS retient trois dangers principaux dans les puits et les cuves
Un puits appartient à la famille des espaces confinés, au même titre qu’une fosse, une cuve ou un silo, selon la fiche de référence de l’INRS, mise à jour le 25 février 2025.
L’institut y retient trois dangers principaux : une atmosphère appauvrie en oxygène, la présence de gaz ou de vapeurs toxiques, et le risque d’explosion ou d’incendie. Les chutes et les noyades viennent s’y ajouter.
L’INRS souligne aussi que la voie d’accès restreinte rend l’évacuation d’une victime difficile, et que la rapidité des secours y est déterminante. C’est ce qui rend ces accidents si souvent collectifs : une personne descend porter assistance et se retrouve exposée à la même atmosphère.
Les pompiers de Côte-d’Or n’ont pas diffusé de nouveau bilan lundi matin
Aucune mise à jour sur l’état des deux survivants n’a été rendue publique depuis le point de dimanche soir. Le parquet n’a pas non plus communiqué.
Une enquête doit déterminer ce que faisaient ces trois hommes dans le puits et ce qu’ils y ont respiré. Les conclusions ne sont pas attendues avant plusieurs jours.























