À retenir
- Amandine Pellissard appelle ses abonnés aux dons dans une longue vidéo sur Instagram, relayée le dimanche 27 septembre 2026, avec ses coordonnées bancaires. Elle a ajouté un lien de paiement Revolut en story dans l’après-midi
- Selon elle, sa cagnotte en ligne a été fermée après des signalements en masse
- Demander de l’argent à ses abonnés par virement n’est pas interdit en soi en France
- Pour les donateurs, un virement à un particulier n’ouvre droit à aucune réduction d’impôt et n’offre aucune garantie
Au sommaire
- Amandine Pellissard dit subir un cyberharcèlement depuis deux ans
- Deux cagnottes en 2025, pour l’Espagne puis pour les soins d’Alexandre
- Publier son RIB pour recevoir des dons n’est pas interdit
- La loi influenceurs du 9 juin 2023 vise la promotion rémunérée
- Les sommes versées par des abonnés peuvent être imposables
- Ce que risquent ceux qui versent de l’argent sur un RIB
Amandine Pellissard demande désormais à ses abonnés de verser de l’argent directement sur son compte bancaire. Dans une longue vidéo publiée sur Instagram et relayée le dimanche 27 septembre 2026, l’ancienne candidate de Familles nombreuses sur TF1 communique son RIB. Elle explique que la cagnotte en ligne qu’elle avait ouverte a été fermée.
Cet appel pose la question de ce que la loi prévoit pour ce type de collecte, et des précautions à prendre pour ceux qui voudraient donner.
Amandine Pellissard dit subir un cyberharcèlement depuis deux ans
Dans cette vidéo, rapporte Télé-Loisirs, Amandine Pellissard explique être visée par du cyberharcèlement depuis près de deux ans. Elle affirme avoir perdu de nombreux contrats et avoir consacré beaucoup d’argent à des frais de justice.
Selon sa version, la cagnotte ouverte pour faire face à ces difficultés a été signalée en masse par des personnes qu’elle présente comme ses harceleurs, puis fermée rapidement. Seule sa version est connue à ce stade.
Dans l’après-midi de dimanche, elle a ajouté dans une story, sur son compte Instagram certifié, un lien de paiement Revolut, destiné selon elle à « celles et ceux qui m’ont demandé un moyen plus simple pour vos dons ». Le lien ouvre une page de paiement Revolut au prénom d’Amandine, qui accepte la carte bancaire et Apple Pay.

« Je ne veux aucun jugement, on nous maltraite assez… On a assez morflé, on veut juste la paix », a-t-elle écrit en légende. Elle assure que « tous les documents attestant de la véracité » de ses propos figurent à la fin de la vidéo.
Le magazine a relayé son appel sur X, où la publication dépassait le million de vues dimanche.
Deux cagnottes en 2025, pour l’Espagne puis pour les soins d’Alexandre
Ce n’est pas la première fois que la mère de famille sollicite ses abonnés. En février 2025, le couple avait lancé une cagnotte pour financer son départ en Espagne, en invoquant des difficultés avec son propriétaire.
En octobre 2025, une autre collecte visait à payer les soins de son mari Alexandre, hospitalisé en urgence le 6 octobre pour une embolie pulmonaire, selon le couple. Celui-ci expliquait alors que la carte européenne d’assurance maladie ne couvrait pas les soins de suite.
Ces appels avaient déjà suscité de vives critiques en ligne. Le couple dénonçait déjà des attaques en ligne en 2023, au point d’annoncer une plainte contre des auteurs de signalements anonymes.
Publier son RIB pour recevoir des dons n’est pas interdit
En France, demander de l’argent à son public ou diffuser ses coordonnées bancaires n’est pas interdit en soi pour un particulier. Un IBAN sert justement à recevoir des virements.
L’obligation de déclaration préalable prévue par la loi du 7 août 1991 vise les organismes qui font appel à la générosité du public, c’est-à-dire surtout les associations et les fondations. Son application aux collectes lancées par un particulier pour lui-même fait débat parmi les juristes.
La loi influenceurs du 9 juin 2023 vise la promotion rémunérée
La loi du 9 juin 2023 encadre l’activité des influenceurs. Son article 1er vise les personnes qui, « à titre onéreux », mobilisent leur notoriété pour faire la promotion « de biens, de services ou d’une cause quelconque ».
Ce texte porte sur la publicité et les partenariats rémunérés, qui doivent par exemple être signalés par la mention « publicité » ou « collaboration commerciale ». Un appel aux dons lancé pour soi-même, sans annonceur ni contrepartie, ne correspond pas a priori à cette définition.
La loi a été modifiée par une ordonnance du 6 novembre 2024, prise pour la mettre en conformité avec le droit européen. Elle prévoit un régime propre pour les influenceurs établis dans un autre pays de l’Union européenne, soumis en principe aux règles de leur pays d’établissement.
Les sommes versées par des abonnés peuvent être imposables
Pour les créateurs de contenu, les sommes reçues de leur public sont en général considérées comme des revenus liés à leur activité, et non comme de simples dons.
Pour une personne installée à l’étranger, c’est en principe le pays de résidence fiscale qui est compétent. La famille Pellissard a annoncé son départ pour l’Espagne en 2025, mais on ignore sa situation fiscale et la façon dont ces sommes seront traitées.
Ce que risquent ceux qui versent de l’argent sur un RIB
Un virement vers un particulier n’ouvre aucune réduction d’impôt : l’article 200 du Code général des impôts la réserve aux dons faits à des organismes d’intérêt général, comme certaines associations ou fondations. Il n’offre pas non plus de garantie sur l’usage de l’argent, contrairement à une plateforme de cagnotte qui vérifie en principe l’identité du bénéficiaire. Un lien de paiement Revolut fonctionne de la même façon : l’argent est versé sur le compte de son titulaire.
Un autre risque vient des copies. Quand un RIB circule sur les réseaux, il arrive que des escrocs publient de faux comptes avec leurs propres coordonnées bancaires. Avant tout virement, il faut vérifier que la publication vient bien du compte officiel de la personne.
Diffuser publiquement un IBAN expose aussi son titulaire à des tentatives de fraude, comme des prélèvements non autorisés.
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