À retenir
- Une éclisse cassée a été repérée entre Coutances et Folligny, dans la Manche, sur la ligne Caen-Rennes, selon Tendance Ouest.
- La totalité des conducteurs du dépôt caennais avait cessé de rouler mercredi matin, avec des collègues d’Argentan et de Cherbourg.
- Une rencontre entre organisations syndicales et direction est fixée jeudi 24 septembre au siège parisien de l’entreprise publique.
Les syndicats de cheminots de Caen ont acté la reprise du trafic des trains mercredi 23 septembre au soir, à l’issue d’une longue réunion avec la direction régionale de SNCF Réseau, rapporte franceinfo. La circulation redevient progressivement normale sur les lignes normandes, après une journée de suppressions et de retards en série.
Une éclisse cassée repérée entre Coutances et Folligny
Le point de départ remonte au mardi 22 septembre. Un conducteur repère puis signale une éclisse cassée entre Coutances et Folligny, dans la Manche, sur la ligne Caen-Rennes, rapporte Tendance Ouest. Cette pièce métallique assure la jonction entre deux rails.
Le signalement a permis d’éviter un déraillement, selon le média normand, qui rappelle que la même défaillance était à l’origine de la catastrophe de Brétigny-sur-Orge, en 2013 : sept morts et des dizaines de blessés.
La direction, elle, conteste la mise en cause de la sécurité. « La sécurité des circulations n’était pas engagée », fait valoir la SNCF, citée par franceinfo.
Le dépôt de Caen s’était arrêté à 100 % mercredi matin
Mercredi matin, la réponse des agents a été immédiate. « 100 % des conducteurs au départ de Caen exercent leur droit de retrait », indiquait David Cardin, secrétaire de la CGT Cheminots de Caen, cité par Tendance Ouest. Des contrôleurs ont suivi, puis des conducteurs d’Argentan et de Cherbourg.
Le trafic normand en a porté la marque toute la journée, avec des dizaines de trains supprimés. Nous avions détaillé ce matin l’ampleur du retrait au dépôt de Caen.
Le syndicat réclamait « un état précis des anomalies » relevées sur le réseau, ainsi que des garanties sur la fiabilité des voies.
Le droit d’alerte maintenu, rendez-vous jeudi au siège parisien
La reprise ne solde pas le conflit. Les organisations syndicales maintiennent le droit d’alerte au niveau collectif et invitent les conducteurs à ralentir la cadence sur les portions jugées à risque, selon franceinfo.
Syndicats et direction doivent se retrouver jeudi 24 septembre au siège parisien de la SNCF. Aucun plan de transport détaillé pour la journée de jeudi n’avait été communiqué à l’heure où nous publions.
La séquence s’ajoute à une série normande. Le 11 septembre, un train de 200 passagers déraillait à Cléon, sur la ligne Rouen-Caen : 44 personnes avaient été blessées. Le lendemain, un rail était retrouvé sur la voie au même endroit.
























