À retenir
- Les précommandes des Googlebook sont ouvertes depuis lundi 21 septembre, livraison en France à partir du 5 octobre
- En France, le ticket d’entrée est de 1 099 euros pour le HP Googlebook 14, contre 899 dollars hors taxes aux États-Unis
- Seuls quatre modèles sur cinq arrivent chez nous : le Dell XPS Googlebook manque à l’appel
- Google n’a pas précisé quelles fonctions Gemini seront actives en français dès la sortie
Au sommaire
Google a ouvert lundi 21 septembre les précommandes de ses Googlebook, les ordinateurs portables sous Android qui prennent la relève des Chromebook. En France, les prix démarrent à 1 099 euros, soit nettement plus que les 899 dollars affichés outre-Atlantique.
Les premières livraisons sont attendues le 4 octobre aux États-Unis, puis le 5 octobre en France, en Allemagne, au Royaume-Uni, en Irlande, au Canada et en Australie, a précisé Google.
HP, Acer, Lenovo et Asus vendent leur Googlebook en France de 1 099 à 1 399 euros
Cinq constructeurs ont conçu les modèles de lancement, mais le catalogue français n’en compte que quatre. Voici les prix de départ relevés par Le Comptoir du hardware, qui juge ces tarifs « plutôt salés » :
| Modèle | Prix de départ en France |
|---|---|
| HP Googlebook 14 | 1 099 € |
| Acer Googlebook 14 | 1 199 € |
| Lenovo Googlebook 15 | 1 349 € |
| Asus Googlebook 14 | 1 399 € |
| Dell XPS Googlebook | non commercialisé |
Toutes les versions proposées en France embarquent au moins 16 Go de mémoire vive et 512 Go de stockage, avec un écran OLED tactile. Les processeurs viennent d’Intel (Core Ultra) ou de Qualcomm (Snapdragon X Elite), avec une puce dédiée à l’IA d’au moins 45 TOPS.
Le modèle le moins cher chez nous est aussi l’un des plus soignés. Selon le communiqué de HP, son Googlebook 14 mesure 10,91 mm d’épaisseur, affiche une dalle 3K à 120 Hz et promet jusqu’à 19 heures d’autonomie.
L’écart avec les 899 dollars américains tient en partie à la TVA
La comparaison avec les États-Unis doit se lire avec prudence. Les prix américains s’entendent hors taxes de vente, qui varient selon les États, alors que les tarifs français incluent 20 % de TVA.
La hiérarchie des modèles n’est pas non plus la même des deux côtés de l’Atlantique. Aux États-Unis, c’est l’Acer qui ouvre la gamme à 899 dollars, tandis que HP annonce son modèle à partir de 1 199,99 dollars.
Chaque Googlebook est livré avec douze mois de Google AI Pro, l’abonnement qui donne accès aux modèles Gemini avancés et à 5 To de stockage. Google y ajoute trois mois de YouTube Premium et un accès à Photoshop, selon TechCrunch. En France, cet abonnement est facturé 21,99 euros par mois, ce qui pèse dans le calcul pour un acheteur qui le paierait déjà.
Autre argument avancé par Google : ces machines recevront des mises à jour pendant jusqu’à dix ans.
Google remplace le Chromebook annoncé en 2011 par un PC pensé pour Gemini
Les Googlebook avaient été présentés le 12 mai 2026, lors de l’émission The Android Show: I/O Edition. Ils concrétisent la fusion de ChromeOS et d’Android, que Sameer Samat, responsable de l’écosystème Android chez Google, avait confirmée en juillet 2025.
Le système, développé sous le nom de code Aluminium, reprend le navigateur Chrome de bureau et fait tourner les applications Android. Alexander Kuscher, directeur chez Google, avait prévenu que ces portables se placeraient sur le haut de gamme, loin des Chromebook d’entrée de gamme, qui continueront d’être suivis.
Le positionnement vise directement le MacBook Air d’Apple et les PC Windows Copilot+, qui mettent eux aussi en avant une IA intégrée à la machine.
Magic Cursor et Gemini Spark : des fonctions IA sans calendrier pour le français
Le principal argument des Googlebook reste l’intelligence artificielle. Sur le blog officiel de Google, l’entreprise détaille Magic Cursor, un pointeur qui permet de sélectionner n’importe quel contenu à l’écran pour l’envoyer à Gemini, et Rambler, une dictée qui remet en ordre un propos décousu et accepte le passage d’une langue à l’autre en pleine phrase.
Google cite aussi des widgets générés à la demande, Gemini Live et l’agent Gemini Spark. C’est sur ce point que l’acheteur français doit rester vigilant.
Google ne précise nulle part quelles fonctions seront actives en France le 5 octobre. Or Gemini Spark, lancé en juin, reste pour l’instant réservé aux États-Unis : il n’a toujours pas été ouvert dans l’Union européenne, comme nous l’expliquions lorsque l’agent Gemini Spark est arrivé dans Google Photos, sans la France.
Avant de précommander, mieux vaut donc attendre les premiers tests en français, publiés en général à la levée de l’embargo, quelques jours avant la livraison. Pour choisir l’assistant qui accompagnera la machine, notre comparatif IA fait le point sur Gemini face à ChatGPT et Claude.
























