Stéphane Larue
Actus

Le gouvernement ordonne l’interdiction des meetings universitaires après le lynchage mortel de Quentin

Le gouvernement ordonne l’interdiction des meetings universitaires après le lynchage mortel de Quentin

Le ministre de l’Enseignement supérieur exige désormais une tolérance zéro face aux troubles à l’ordre public sur les campus français.

L'exécutif ne compte pas laisser la situation s'envenimer.

Interrogé ce mardi sur l'antenne de BFMTV, le ministre de l'Enseignement supérieur Philippe Baptiste a annoncé une doctrine de fermeté concernant la tenue d'événements politiques dans les facultés.

Cette décision intervient dans un climat de tension extrême, quelques jours après le lynchage mortel de Quentin, un militant nationaliste tué le 12 février à Lyon en marge d'une conférence de l'eurodéputée Rima Hassan à Sciences-po.

Pour le gouvernement, la ligne rouge est franchie.

Une circulaire de vigilance renforcée

Comme le confirment nos confrères du Parisien, une action administrative immédiate a été enclenchée.

Une circulaire conjointe, signée avec le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, a été expédiée lundi soir aux recteurs et aux préfets.

L'objectif est clair : imposer une « vigilance renforcée » aux abords des établissements.

Le texte demande explicitement qu'aucun meeting ne se tienne si une menace de « troubles à l'ordre public » est détectée. Bien que la décision finale appartienne techniquement aux présidents d'université, Philippe Baptiste a été sans équivoque :

« Le ministère prendra ses responsabilités » si les interdictions nécessaires ne sont pas prononcées.

La France Insoumise sous le feu des critiques

Le ministre n'a pas seulement visé la sécurité, il a également ciblé le discours politique.

Selon lui, La France Insoumise (LFI) porte une « responsabilité morale extrêmement forte » dans le drame survenu dans le Rhône. Il pointe du doigt un « discours politique ultra-violent » qui, selon ses termes, génère inévitablement de la violence physique.

Concernant les futures apparitions de Rima Hassan, la consigne est stricte : elles doivent être prohibées en cas de risque avéré.

La réplique ne s'est pas fait attendre.

Invité sur France Inter, le coordinateur de LFI Manuel Bompard a vigoureusement rejeté toute « responsabilité politique ». Dénonçant une instrumentalisation « abjecte » de ce drame, il refuse que son mouvement soit désigné comme le coupable moral de la mort du jeune homme.

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