Stéphane Larue
Actus

Les salariés de la grande distribution vont enfin pouvoir récupérer les invendus alimentaires

Les salariés de la grande distribution vont enfin pouvoir récupérer les invendus alimentaires

Un décret attendu de longue date s'apprête à lever les freins fiscaux et administratifs qui empêchaient jusqu'ici le don direct de denrées aux employés.

C'est la fin d'une absurdité écologique et sociale qui régnait dans les rayons de l'Hexagone.

Jusqu'à présent, voir des produits consommables finir à la poubelle plutôt que dans le panier des équipes était une réalité quotidienne dans de nombreux commerces en France.

La raison ? Une peur administrative.

Les enseignes craignaient que ces dons ne soient requalifiés en avantage en nature par l'administration fiscale, entraînant des charges sociales supplémentaires.

Cette barrière est sur le point de tomber.

Une clarification nécessaire face à l'urgence du gaspillage

Le gouvernement a décidé de trancher dans le vif pour simplifier la vie des commerçants et de leurs équipes.

Selon les informations dévoilées ce 29 janvier 2026, la nouvelle réglementation va sécuriser juridiquement le don aux salariés.

L'objectif est limpide : ne plus jeter ce qui peut encore être consommé.

Si la priorité reste légalement le don aux associations caritatives, les volumes sont tels que ces dernières ne peuvent pas toujours tout absorber.

Désormais, le surplus pourra bénéficier directement à ceux qui travaillent dans les magasins.

Il ne s'agit plus de tolérance, mais bien d'un droit encadré.

Un levier immédiat pour le budget des ménages

Cette mesure résonne particulièrement fort dans un contexte économique où chaque euro compte.

Pour les employés de la grande distribution et des commerces de bouche, souvent en première ligne face à l'inflation, c'est un gain de pouvoir d'achat direct.

Fruits, légumes, produits frais à date courte : le panier moyen pourrait s'alléger considérablement.

Les modalités précises devront encore être affinées par les entreprises pour éviter les abus.

Mais le signal envoyé est fort.

Entre jeter et donner, l'État a enfin choisi son camp sans ambiguïté fiscale.

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