Stéphane Larue
Actus

L’ancien sénateur Joël Guerriau écope de 4 ans de prison dont 30 mois avec sursis pour avoir drogué la députée Sandrine Josso

L’ancien sénateur Joël Guerriau écope de 4 ans de prison dont 30 mois avec sursis pour avoir drogué la députée Sandrine Josso

Le tribunal correctionnel de Paris a rendu son verdict ce mardi soir en infligeant une peine de quatre ans de prison, dont 18 mois ferme, à l’encontre de l’homme politique de 68 ans. Il va faire appel.

La décision de justice résonne lourdement dans les couloirs du Palais de justice de Paris.

Reconnu coupable d’avoir administré de la drogue à son insu à la députée Sandrine Josso, l’ancien parlementaire Joël Guerriau devra purger une partie de sa peine derrière les barreaux.

Sur les quatre années prononcées par la cour, trente mois sont assortis du sursis.

Il reste donc 18 mois de prison ferme à exécuter pour l’ex-sénateur.

Cette condamnation clôture une affaire retentissante débutée en novembre 2023, lorsque l’élue de Loire-Atlantique avait été victime d’un malaise suspect après avoir consommé une coupe de champagne au domicile de son collègue.

Une administration volontaire de MDMA

La ligne de défense de l’accusé s’est fracassée contre la conviction des magistrats.

Alors que Joël Guerriau a constamment plaidé la « faute » accidentelle tout au long de l’instruction, le tribunal a validé la matérialité d’actes intentionnels.

La justice a tranché.

Selon les éléments retenus, l’homme a sciemment introduit de la MDMA dans le verre de sa convive.

Le procureur Benjamin Coulon avait d’ailleurs insisté sur ce point crucial lors de son réquisitoire, balayant l’hypothèse d’une maladresse pour dépeindre un piège chimique tendu dans l’intimité d’un dîner.

C’était prémédité.

Un devoir d’exemplarité bafoué

Quelques heures avant l’énoncé du verdict, le ministère public avait réclamé une sévérité encore plus marquée.

Le parquet souhaitait initialement voir l’ancien élu condamné à trois années d’emprisonnement ferme, assorties d’un mandat de dépôt différé.

L’accusation a martelé la « gravité extrême » des faits.

Au-delà de l’acte de soumission chimique, c’est la stature de l’auteur qui a pesé dans la balance judiciaire.

En sa qualité de sénateur de la République au moment des faits, l’accusé était tenu à un « devoir d’exemplarité » absolu, une obligation morale et éthique que ce dossier a, selon les juges, définitivement brisée.

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