L’ancien ouvrier et triple candidat à la présidentielle brigue le siège de maire en mars prochain sans alliance avec La France Insoumise.
Le chef de file du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) ne compte pas laisser le champ libre aux favoris des sondages en Gironde.
Après six années passées sur les bancs de l’opposition municipale, Philippe Poutou a confirmé ce samedi son intention de conquérir le Palais Rohan lors du scrutin de mars 2026.
Il mènera une liste qu’il définit comme strictement « militante et anticapitaliste ».
Loin des négociations d'appareils, cette candidature s'appuiera sur un socle de camarades syndicalistes et de figures du milieu associatif local.
Une gauche radicale désormais divisée
La dynamique de 2020 semble bien lointaine.
Il y a six ans, l'ancien salarié de Ford avait réussi à entrer au conseil municipal grâce à une alliance stratégique avec La France Insoumise, récoltant alors 9,39 % des suffrages au second tour.
Cette union appartient au passé.
Pour cette nouvelle échéance électorale, les forces de la gauche de la gauche avanceront en rangs dispersés. Le parti de Jean-Luc Mélenchon a choisi de faire cavalier seul en investissant sa propre tête de liste, Nordine Raymond.
Une fragmentation qui pourrait peser lourd dans les urnes.
Un duel au sommet face à Pierre Hurmic
L'entrée en lice de Philippe Poutou vient densifier une campagne déjà électrique dans la métropole bordelaise.
Le maire écologiste sortant, Pierre Hurmic, a officialisé sa volonté de rempiler début janvier, espérant conserver ce bastion ravi à la droite historique en 2020.
Mais la menace est multiple.
Face à lui se dresse notamment le député Renaissance Thomas Cazenave, qui a réussi le tour de force de fédérer une liste d'union de la droite et du centre.
L'échiquier politique est complété par Philippe Dessertine, l'eurodéputée du Rassemblement National Julie Rechagneux, ainsi que la candidate de Reconquête!, Virginie Bonthoux Tournay.
