Le couperet est tombé et l’addition est particulièrement salée pour les finances parisiennes.
C’est l’épilogue provisoire d’un feuilleton qui tient la planète football en haleine depuis des mois. À Paris, le conseil de prud’hommes a rendu sa décision près d’un mois après une audience sous haute tension.
Le verdict est sans appel.
Le Paris Saint-Germain a été condamné à verser plus de 61 millions d’euros à Kylian Mbappé. Si le capitaine des Bleus réclamait initialement 260 millions, notamment pour harcèlement moral et primes impayées, le montant accordé reste colossal.
Une victoire de principe
Du côté du clan du joueur, on savoure ce succès judiciaire.
Les avocats de l’actuel attaquant du Real Madrid n’ont pas caché leur satisfaction à la sortie du tribunal. Pour eux, ce jugement dépasse le simple cadre financier.
« Ce jugement confirme que les engagements pris doivent être respectés », ont-ils fait savoir.
Le message envoyé au monde du sport est clair : le droit du travail s’impose à tous, même aux industries milliardaires du football. Cela faisait plus de 18 mois que le joueur réclamait le paiement de ses salaires.
Cependant, tout n’est pas parfait pour le clan Mbappé.
La star française n’a pas obtenu gain de cause sur la requalification de son contrat à durée déterminée (CDD) en CDI. Une demande technique qui a été rejetée par les juges.
La contre-attaque du PSG échoue
Le club de la capitale, présidé par Nasser Al-Khelaïfi, espérait pourtant renverser la vapeur.
La direction parisienne pointait du doigt l’attitude de son ancien joueur, l’accusant de déloyauté pour être parti libre après avoir coûté 180 millions d’euros lors de son transfert depuis Monaco.
C’est un échec cuisant sur ce point.
Le PSG, qui réclamait une compensation astronomique avoisinant les 440 millions d’euros, a été débouté de l’intégralité de ses demandes. Des montants qualifiés d’« inédits » par les experts pour une juridiction prud’homale.
L’humiliation ne s’arrête pas là.
Alors que le club souhaitait régler cette affaire discrètement, le conseil de prud’hommes a ordonné une sanction symbolique forte : la publication de l’intégralité du jugement sur la page d’accueil du site officiel du club pendant un mois.
Une autre décision dans l’ombre
La journée n’a toutefois pas été entièrement sombre pour les avocats du club.
Dans un autre dossier traité simultanément, l’ancienne joueuse Kheira Hamraoui a été déboutée de l’ensemble de ses demandes face au PSG.
Le club conserve la possibilité de faire appel dans le dossier Mbappé.
