Dans une masterclass exclusive avec l’entrepreneur Loïc Bourget, Gims tombe le masque de l’artiste pour révéler celui du businessman. Entre chiffres vertigineux, vision long terme et conseils pour la jeunesse, le chanteur détaille les coulisses d’une réussite virale qui pèse désormais plusieurs dizaines de millions d’euros.
C’est un aveu rare dans l’industrie musicale française.
Face à Loïc Bourget, Gims ne joue pas la fausse modestie : l’année 2025 s’annonce historique avec près de 40 millions d’euros de revenus générés. Une somme colossale portée par une tournée estimée à 18 millions et un contrat record avec le label Believe, incluant une avance non remboursable de 20 millions.
Mais ce succès n’a rien d’un hasard.
Le rappeur révèle une planification quasi militaire : bien avant de remplir les stades en solo, à l’époque de la Sexion d’Assaut, il avait déjà théorisé les noms de ses futurs albums comme Subliminal ou Ceinture Noire.
La passion avant le profit
Pourtant, au départ, l’argent n’était pas le moteur.
Gims insiste sur une vérité crue : sa seule obsession était la compétition pure. Il voulait être reconnu comme le meilleur « kicker » et performeur de France, prouvant que l’excellence technique précède toujours la rentabilité financière.
Une ascension guidée par une part d’invisible.
Très croyant, l’artiste admet que le travail acharné ne suffit pas toujours sans le bon timing, ce qu’il appelle le destin. Cette réussite repose aussi sur une loyauté inébranlable : son garde rapproché est composé de piliers présents depuis près de 18 ans, validant l’idée qu’on ne construit rien de grand seul.
S’adapter ou disparaître : le diktat du personal branding
À l’ère du smartphone roi, l’image est devenue inévitable.
Gims explique que pour durer, il faut savoir puiser dans un bagage culturel éclectique. Sa capacité à naviguer entre la rumba, la pop et le rap n’est pas de l’opportunisme, mais une stratégie de survie pour rester pertinent face aux tendances volatiles des réseaux sociaux.
Tout repose sur sa « théorie de la mélodie ».
Selon lui, la musique est un langage universel qui parle à l’âme bien avant les paroles. Si l’anglais reste plus fluide, il affirme que la langue française s’exporte désormais massivement grâce à la puissance des mélodies, capables de briser la barrière de la langue.
Le luxe méconnu de l’anonymat
Aux jeunes entrepreneurs, il offre un conseil contre-intuitif.
Profitez de l’ombre tant que « personne ne vous attend ». C’est le seul moment où l’on peut peaufiner son art sans pression, car une fois au sommet, le droit à l’erreur disparaît totalement et la pression du maintien devient écrasante.
Une leçon de résilience parfaitement illustrée par son hôte.
Pour clore l’échange, Loïc Bourget rappelle une anecdote saisissante : il y a quatre ans, il avait été refusé comme serveur dans l’hôtel même où se tient la conférence. Aujourd’hui, il y reçoit Gims en client VIP, prouvant que l’action massive et la capacité à transformer l’échec sont les seules véritables clés du succès.
