Invité ce samedi sur le plateau de « Quelle époque », Faudel a signé son grand retour médiatique après quinze ans de silence. Le chanteur est revenu sur son départ précipité des Enfoirés en 2001, dénonçant l’attitude de Pierre Palmade et saluant l’intervention salvatrice de Jean-Jacques Goldman face à des remarques racistes.
Il aura fallu attendre une décennie et demie pour entendre sa vérité.
Surnommé le « petit prince du raï » au tournant des années 2000, Faudel a choisi le plateau de Léa Salamé pour lancer sa tournée « I Got a Feeling ». Mais la promotion a vite laissé place à une confidence inattendue lorsque le chroniqueur Hugo Clément a exhumé une vieille rumeur persistante sur les coulisses des Enfoirés.
Interrogé sur des blagues racistes qu’il aurait subies dans le bus de la troupe, l’artiste a répondu sans détour : « Ouais ».
Un malaise dans le bus des Enfoirés
Tout remonte à l’année 2001.
Alors au sommet de la gloire, l’interprète de Je veux vivre intègre la troupe des Restos du Cœur, une institution sacrée pour lui. Issu d’un milieu modeste, Faudel rappelle avec une émotion visible que ses parents ont eux-mêmes bénéficié de l’aide alimentaire de l’association par le passé : « On en avait besoin à une époque ».
« Quand je suis arrivé, j’étais dégoûté », avoue-t-il aujourd’hui.
Loin de l’esprit de solidarité qu’il imaginait, le chanteur découvre une réalité « compliquée ». Il ne souhaite pas accabler l’ensemble du collectif, mais pointe spécifiquement du doigt un comportement qui l’a profondément heurté dès ses premiers pas dans l’aventure.
L’intervention musclée de Jean-Jacques Goldman
L’ambiance bon enfant déraille rapidement à cause de Pierre Palmade.
L’humoriste multiplie les « blagues » douteuses à l’encontre du jeune chanteur, créant un climat insupportable. Faudel évoque pudiquement des remarques qui le « dérangeaient », confirmant la nature raciste des propos suggérée par Hugo Clément.
Mais le patron veillait au grain.
Témoin de la scène, Jean-Jacques Goldman n’a pas hésité une seconde pour protéger la jeune star. Selon le récit de Faudel, le taulier des Enfoirés a « engueulé Palmade comme du poisson pourri » devant tout le monde, lançant un cinglant : « Écoute, qu’est-ce que tu fais ? ».
Une page tournée et un retour sur scène
Malgré ce soutien de poids, le mal était fait.
Faudel a préféré quitter la troupe peu après cet incident, lâchant un lapidaire « C’est pas pour moi ». Une décision radicale pour celui qui ne voulait pas cautionner une ambiance toxique, même au nom d’une bonne cause.
Aujourd’hui apaisé, l’artiste se concentre désormais sur l’avenir.
Ce témoignage sincère marque le coup d’envoi de son retour artistique, avec une tournée très attendue prévue dès fin janvier 2026. Une manière pour le chanteur de reprendre le micro là où il l’avait laissé, mais cette fois-ci, selon ses propres règles.
