Trois mois après son arrivée controversée sur W9, Cyril Hanouna fait taire les sceptiques avec des audiences records. Porté par le succès de « Tout beau, tout 9 » et de ses primes, le groupe M6 confirme une stratégie offensive pour 2026, incluant davantage de grands formats pour l’animateur vedette.
C’était le transfert de la décennie, celui que personne n’osait vraiment imaginer.
Pourtant, la greffe a pris instantanément. En récupérant l’ancien trublion de C8 pour lancer Tout beau, tout 9, la filiale de Bertelsmann a vu ses indicateurs virer au vert vif. Les chiffres sont implacables : sur la cible commerciale prioritaire des 25-49 ans, la case horaire frôle désormais les 12 % de part d’audience.
Guillaume Charles, directeur général des programmes, savoure cette victoire tactique qui a permis à W9 de grimper à 3,2 % de part de marché globale, un sommet inédit depuis treize ans. Loin des polémiques passées, la direction décrit un animateur « assagi » mais toujours piquant, capable d’animer des débats équilibrés sans les excès d’invective qui lui étaient reprochés par le passé.
Des primes en série pour 2026
Mais l’ambition du groupe ne s’arrête pas à l’access prime-time.
Fort de ce démarrage en trombe, Cyril Hanouna a transformé l’essai en première partie de soirée avec le retour de La grosse rigolade. Le 12 novembre dernier, le divertissement a captivé 1,1 million de téléspectateurs, assurant une part d’audience solide de 6 % auprès de l’ensemble du public.
Devant cette dynamique, la direction de M6 a tranché : « Nous ferons plus de primes avec lui en 2026« , promet Guillaume Charles.
L’objectif est clair : capitaliser sur cette « locomotive » pour irriguer toute la grille, en multipliant les formats événementiels mêlant happenings et interactions avec le public, une recette qui a prouvé son efficacité sur la petite sœur de la Six.
Un mercato global qui porte ses fruits
Cyril Hanouna n’est pas le seul artisan de cette embellie historique du groupe M6.
Le « mercato gagnant » orchestré par David Larramendy repose sur un équilibre subtil entre figures historiques et nouvelles recrues stars. Si Karine Le Marchand et Julien Courbet restent les piliers inamovibles de la maison, les arrivées d’Olivier Minne et d’Anne-Sophie Lapix commencent à payer.
L’animateur du Maillon faible bénéficie d’une cote de popularité « fantastique », tandis que l’ancienne reine du 20 Heures prépare sa montée en puissance.
- Projets sociétaux : Anne-Sophie Lapix pilotera plusieurs grandes soirées thématiques.
- Politique : Elle sera un visage clé du dispositif pour les prochaines élections municipales.
Le groupe M6, qui a signé en novembre son meilleur mois depuis quatre ans (8,6 % du public), semble avoir trouvé la formule magique : du sang neuf, de l’humain et une prise de risque calculée qui rapporte gros.
