Stéphane Larue
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Miss France 2026 : Miss Provence et Miss Aquitaine destituées après la vidéo scandale

Miss France 2026 : Miss Provence et Miss Aquitaine destituées après la vidéo scandale

C’est un véritable séisme qui secoue le monde des Miss quelques jours après le sacre. Julie Zitouni et Aïnhoa Lahitete ont été officiellement destituées ce mardi 9 décembre. En cause : une vidéo virale où les deux jeunes femmes insultent violemment leurs camarades du top 12. Une sanction immédiate.

La sanction est tombée comme un couperet.

Après plusieurs jours d’une polémique enflammée sur les réseaux sociaux, les comités régionaux ont tranché dans le vif. Julie Zitouni (Miss Provence 2025) et Aïnhoa Lahitete (Miss Aquitaine 2025) perdent définitivement leurs écharpes et leurs titres suite à des propos jugés injurieux.

Une décision qualifiée de « lourde de conséquences mais nécessaire » par les délégués régionaux.

Des insultes capturées en coulisses

Tout part d’une vidéo privée, diffusée initialement par le blogueur Aqababe.

Tournée dans l’intimité des loges le soir de l’élection, la séquence montre les deux candidates commentant la sélection des douze demi-finalistes avec une virulence qui a choqué les internautes.

Alors que Miss Aquitaine s’interroge avec mépris sur le niveau du « top 12 », Julie Zitouni dérape verbalement : « Toutes des grosses p« . Loin de la tempérer, sa camarade aquitaine renchérit immédiatement : « Pas toutes, mais beaucoup ». Ces images sont en « totale contradiction avec les valeurs que nos comités s’efforcent de défendre », précise le communiqué officiel.

Une défense qui ne passe pas

Les excuses publiques des deux jeunes femmes n’auront pas suffi à sauver leurs couronnes régionales.

Sur Instagram, Miss Provence a tenté une justification sémantique surprenante, expliquant que le terme « p*** » signifiait dans son langage familier « les veinardes » ou « les chanceuses ». Une maladresse qu’elle a elle-même reconnue, admettant que ce vocabulaire n’avait « pas sa place » dans l’univers Miss France.

De son côté, Miss Aquitaine a exprimé ses regrets pour avoir « approuvé » ces propos inacceptables.

Tolérance zéro et appel au calme

Pour Lydia Podossenoff et Éric Laurens, délégués régionaux, le rôle d’une Miss est avant tout d’être un « visage de respect et de responsabilité ».

Ils rappellent que les candidates doivent servir de modèles, notamment auprès des jeunes femmes qui s’identifient à elles. Le maintien de leurs titres était donc devenu impossible face à la gravité des mots prononcés à l’encontre de la nouvelle Miss France, Hinaupoko Devèze, et de ses dauphines.

Toutefois, les comités ont tenu à alerter sur les dérives. Tout en actant la destitution, ils condamnent avec la « même fermeté » le déferlement de cyberviolence et de harcèlement dont sont victimes Julie Zitouni et Aïnhoa Lahitete depuis la fuite de la vidéo.

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