Réunis ce dimanche à Aubervilliers, les militants de La France insoumise ont officiellement ouvert le front des élections municipales de 2026. Jean-Luc Mélenchon voit dans ce scrutin un « galop d’essai » décisif avant la présidentielle.
Devant 2 000 sympathisants aux Docks de Paris, l’état-major insoumis a dévoilé une stratégie ambitieuse : présenter des listes dans plus de 500 communes pour enraciner le mouvement localement. Pour y parvenir, le parti mise sur la notoriété de ses figures nationales, avec plusieurs députés pressentis comme têtes de liste dans les grandes villes, à l’instar de Sophia Chikirou à Paris ou Sébastien Delogu à Marseille.
L’objectif politique est double : briser les « baronnies » locales et imposer une politique de « rupture sociale » au sein des conseils municipaux. Manuel Bompard et Jean-Luc Mélenchon assument de faire de cette échéance un tremplin pour 2027, quitte à bousculer les partenaires de gauche en favorisant des candidatures autonomes dans les métropoles stratégiques.
