Stéphane Larue
Actus

Guerre des chiffres aux prud’hommes : Kylian Mbappé réclame 263 millions d’euros au PSG, qui en exige 180

Guerre des chiffres aux prud’hommes : Kylian Mbappé réclame 263 millions d’euros au PSG, qui en exige 180

Le feuilleton de la séparation entre Kylian Mbappé et le Paris Saint-Germain a connu un nouvel épisode spectaculaire ce lundi devant le conseil des prud’hommes de Paris, où les deux camps se sont affrontés à coups de millions.

L’audience, particulièrement tendue, a mis en lumière la profondeur du conflit qui oppose l’attaquant du Real Madrid à son ancien club, où il a évolué de 2017 à 2024.

L’offensive massive de Mbappé

Le camp de Kylian Mbappé a ouvert les hostilités en réclamant une somme colossale à son ancien employeur : 263 millions d’euros.

Cette demande se base sur plusieurs points, dont le versement de salaires et de primes impayés, estimés à 55 millions d’euros.

Les avocats du champion du monde 2018 exigent également la requalification de son contrat à durée déterminée (CDD) en contrat à durée indéterminée (CDI).

Enfin, le joueur estime avoir subi un préjudice pour harcèlement moral, faisant référence à sa mise à l’écart du groupe professionnel, le fameux « loft », durant l’été 2023.

La riposte cinglante du Paris Saint-Germain

Loin de se laisser impressionner, le PSG a contre-attaqué avec une demande tout aussi spectaculaire, chiffrée à 180 millions d’euros.

Le club parisien justifie ce montant comme une compensation pour un transfert avorté à l’été 2023. Le club saoudien d’Al Hilal avait alors formulé une offre de 300 millions d’euros, déclinée par l’attaquant.

Selon les dirigeants parisiens, en refusant cette offre pour aller au bout de son contrat et partir libre, Kylian Mbappé a causé un préjudice financier majeur au club.

Un accord verbal au cœur du litige

Le PSG soutient que la réintégration du joueur dans l’équipe première après sa mise à l’écart s’était faite sur la base d’un accord.

Cet accord stipulait que Kylian Mbappé devait renoncer à une partie de ses primes pour ne pas pénaliser financièrement le club lors de son départ sans indemnité de transfert.

Une version qualifiée de « fantasme » par l’entourage du joueur, qui affirme qu’aucun accord de ce type n’a jamais été formalisé.

La séance aux prud’hommes a débuté par une tentative des avocats du PSG de faire renvoyer l’affaire vers le tribunal judiciaire, une demande qui a été rejetée.

La décision du conseil des prud’hommes n’est pas attendue avant plusieurs semaines, prolongeant encore un peu plus ce divorce houleux.

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