
Selon un sondage CSA, 65 % des Français souhaitent l’interdiction des grèves SNCF pendant les ponts de mai, un chiffre en hausse qui révèle un fort agacement face aux perturbations récurrentes.
La perspective d’une nouvelle grève à la SNCF début mai, en plein enchaînement de jours fériés, suscite un vif débat. Selon une enquête CSA pour CNEWS, Europe 1 et le JDD, 65 % des Français se disent favorables à l’interdiction des grèves à la SNCF pendant les ponts de mai. Ce chiffre marque une progression par rapport à l’hiver dernier, où 62 % des sondés réclamaient déjà cette mesure lors des vacances de Noël.
La menace d’une « semaine noire » sur les rails, agitée par les syndicats de cheminots, alimente la lassitude des usagers, souvent contraints de modifier ou d’annuler leurs déplacements à la dernière minute. Les syndicats, eux, réclament une revalorisation salariale et dénoncent des plannings jugés imprévisibles.
Le soutien à l’interdiction varie selon l’âge, le sexe et l’orientation politique.
| Catégorie | Taux de soutien |
|---|---|
| Femmes | 67 % |
| Hommes | 62 % |
| 18-24 ans | 57 % |
| 35-49 ans | 62 % |
| 50 ans et plus | 67 % |
| 65 ans et plus | 71 % |
| Inactifs | 67 % |
| CSP- | 63 % |
| CSP+ | 63 % |
La fracture est nette selon les sensibilités politiques.
Depuis 1947, la SNCF n’a pas connu une seule année sans grève. Les périodes de vacances et de ponts sont particulièrement sensibles, car elles touchent un grand nombre de voyageurs et de familles. En novembre dernier, un autre sondage CSA montrait déjà que 52 % des Français souhaitaient interdire les grèves dans les transports en commun pendant les vacances scolaires.
Face à la menace de grève du 5 au 11 mai, de nombreux usagers anticipent et cherchent des alternatives : report de déplacements, recours à la visioconférence, ou choix d’autres moyens de transport comme le car ou les compagnies ferroviaires concurrentes. La direction de la SNCF tente de rassurer, mais rappelle la nécessité du dialogue pour éviter de perdre la clientèle dans un contexte de concurrence accrue.
La mobilisation annoncée pour début mai s’inscrit dans un contexte de négociations tendues sur les salaires et les conditions de travail. Les syndicats, notamment Sud-Rail et la CGT, maintiennent la pression, tandis que le gouvernement appelle à la responsabilité, soulignant l’importance des moments de pause pour les familles.
La question de l’”interdiction des grèves SNCF” pendant les ponts de mai cristallise les tensions entre droit de grève et liberté de circulation. Avec un soutien majoritaire dans l’opinion, le sujet pourrait s’imposer dans l’agenda politique, alors que les ponts du mois de mai restent chaque année un enjeu social et économique majeur.
Sources : l’enquête CSA pour CNEWS, Europe 1 et le JDD, le quotidien Le JDD, Europe 1, CNEWS.






