
L’écrivain et éditorialiste Franz-Olivier Giesbert s’est insurgé contre la fermeture imminente de C8, la qualifiant de “honte” et de grave menace pour la liberté d’expression. Selon lui, cette décision, confirmée par le Conseil d’État, résulte d’une pression politique directe exercée par l’exécutif sur l’Arcom, l’autorité de régulation de l’audiovisuel.
L’annonce du non-renouvellement de la fréquence de C8 a provoqué de vives réactions. Invité sur Europe 1 et CNews, Franz-Olivier Giesbert a exprimé ses craintes face à une ingérence du pouvoir dans le paysage audiovisuel. Il accuse Emmanuel Macron d’être directement impliqué dans cette affaire, mettant en cause l’indépendance de l’Arcom.
L’éditorialiste souligne que cette décision menace le pluralisme des médias et crée un précédent dangereux pour l’avenir de la liberté de la presse en France. Selon lui, une telle censure déguisée risque d’encourager un contrôle accru de l’information par l’État.
Giesbert critique également la gauche française, qu’il accuse d’avoir renié ses principes historiques en ne défendant pas C8 face à cette fermeture. Il regrette que des figures politiques qui se revendiquaient jadis comme des défenseurs de la liberté d’opinion restent silencieuses, voire approuvent cette décision.
L’écrivain insiste sur l’importance de tolérer toutes les opinions, y compris celles qui dérangent. Il s’inquiète du manque de mobilisation contre une décision qu’il juge arbitraire et autoritaire.
La fermeture de C8, prévue pour le 28 février, marque la disparition de la première chaîne de la TNT en termes d’audience. Ce verdict concerne également Touche pas à mon poste, l’émission phare de Cyril Hanouna, qui a contribué au succès de la chaîne en attirant un large public.
Le débat reste ouvert sur les véritables motivations derrière cette décision et sur ses répercussions à long terme sur le paysage médiatique français.






